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Tout a
commencé en
Angleterre, avec la naissance des courses "short circuit", courses de
quatre tours qui se succèdent sans temps mort,
d'éliminatoire en éliminatoire. Ces courses sont
pratiquées avec des motos de tous les jours
améliorées. On a commencé à
voir de plus en
plus dans les rues ces pilotes et leurs machines affublées
des
nouveaux accessoires adaptables qui n'ont pas manqué
d'apparaître. Des bitzas ont fait leur apparition,
mélange
de marques dans une seule machine, comme la
célèbre
Triton, composée de pièces Triumph et Norton.
Cette
période coïncide avec l'âge d'or du rock
& roll,
tout est en place ... L'Ace Café, un "roadside
café" de
Londres devient le lieu de rendez-vous des motards adeptes de la course
aussi bien sur circuit que sur les nouvelles avenues londoniennes, le
juke-box étant par ailleurs le seul moyen d'entendre la
musique
rock souvent interdite sur les ondes. C'est la naissance du
légendaire "record-racing", où il fallait mettre
une
pièce dans le juke-box, enfourcher la moto pour un parcours
dans
les rues, et revenir avant la fin du morceau. L'Ace Café
donnera
aussi naissance au Club 59 du Père motard Bill Shergold, le
plus
grand club moto au monde à ce jour.
L'esprit
"Café
Racer" (terme assez péjoratif à l'origine, de la
part des
"roule-toujours" ou "culs d'acier") va s'étendre hors des
frontières. A Paris dans les années 60 le point
de
rendez-vous est la brasserie Le Bouquet, départ de
nombreuses
arsouilles en vallée de Chevreuse.
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